Le collectif

Pourquoi un collectif Mort De Rue à Grenoble?

Affiche MDReduiteVivre dans la rue tue. Encore aujourd’hui, en France, à Grenoble et partout.

C’est parce que nous sommes indigné-es de cette condamnation à une double exclusion, celle subie dans la vie et celle subie dans la mort, parce que nous nous battons contre l’oubli que le collectif «Mort De Rue» a été créé.

Il a pour but de donner des obsèques dignes à toutes celles et ceux devant lesquel-les on passe sans regarder, celles et ceux qui meurent dans la solitude et l’indifférence. Ce collectif a aussi pour objet de faire le lien avec les vivants, les proches, les amis, les familles.

Pour commémorer les morts et interpeller sur les conditions de vie des habitant-es de la rue, pour que toutes et tous soient respecté-e-s et reconnu-e-s.

Le collectif est ouvert à toutes et tous. Aujourd’hui, nous venons d’horizons variés: habitants de la rue, associations, collectifs, citoyens… Toutes les idées, les imaginations et les coups de mains sont bienvenus, régulièrement ou ponctuellement.

Le collectif revendique une totale indépendance à l’égard des partis politiques et des religions.  

Nos actions

Interpeller

Par une commémoration annuelle, en été, tous les 3 juillet, dans le centre-ville de Grenoble et tous les 1er Novembre au cimetière du Grand Sablon

Informer

Sur les conditions d’inhumation des personnes sans ressources financières, sur les procédures à suivre, les lois et les pratiques

Rendre hommage

Par la participation aux obsèques des défunt-e-s seul-e-s et/ou isolé-es

Diffuser les annonces de décès

En tentant de relayer rapidement les décès que nous apprenons auprès d’un vaste réseau d’acteurs, dans les lieux liés à la précarité sur Grenoble, dans la rue.

Entretenir les carrés communs

Pour que les carrés communs des cimetières du Grand et du Petit Sablon soient des lieux dignes.

Petite histoire des débuts du collectif…

L’idée d’un collectif pour les morts de la rue chemine depuis longtemps à Grenoble. Elle s’est concrétisée en 2011 lorsque divers participants de l’espace de débat « Parlons-en« , habitants de la rue et travailleurs sociaux en particulier, ont décidé de se réunir pour lancer quelque-chose. L’un des déclencheurs a été une succession de décès, en 2010 et 2011, d’habitant-es de la rue, et le sentiment d’indignation qui en a découlé. Certain-e-s se sont rendus à Paris lors du forum annuel des collectifs et associations agissant pour les morts isolés et morts de la rue, pour voir ce qui se faisait ailleurs. Le collectif grenoblois s’est réuni pour la première fois en novembre 2011.

frise

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